Généalogiste familiale professionnelle depuis 1997

Alfortville sur scène

Après ces si longs discours tellement assommants
Mon impatience était arrivée à son point culminant
Enfin les premières notes d’une intro très connue
Et de derrière le rideau rouge, tu es soudain apparu
Pochette et chemise blanche ouverte, costume noir
Ta voix puissante et envoûtante captivant l’auditoire
Yeux de braise, sourire carnassier et chevelure bouclée
Ton charme méditerranéen est vraiment à son apogée
Et la maturité de la cinquantaine te sied à merveille
Les spectateurs t’ignorent et n’ont pour toi aucun accueil
Tu vas essayer de dérider ces personnes en plaisantant
Tu vas enchaîner les airs connus et des morceaux récents
Je suis troublée, hypnotisée, un véritable enchantement
J’ai l’impression d’être seule avec toi au milieu de ces gens
Puis le rêve a pris fin et derrière le rideau, tu es retourné
Il y eut quelques rappels, nous nous serions cru dans le passé
Tu es revenu saluer et une petite dernière en remerciement
Te laissant à ton public, je me suis approchée doucement
Je suis contente, ton dernier disque a eu quelques acheteurs
En riant, tu m’as fait remarquer que j’en avais eu la primeur
Un dernier bisou et c’est déjà le cruel moment de la séparation
Hier dans l’Aude, aujourd’hui ici, demain, une autre destination.

M.M. – 03 novembre 2006

Un commentaire

  1. Magnifique poème qui décrit ton état d’esprit après avoir vu en concert Jean-Pierre.

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