Généalogiste familiale professionnelle depuis 1997

Mes poèmes

10 ans plus tôt, 10 ans déjà

Par la faute de tes silences
Tu voles la fin de mon enfance
Pourtant je ne veux pas oublier
Tes mots pris en sténo par Mémé

Tu as bien enrichi mon vocabulaire
D’hydromel et de napalm en vers
Et ce chapiteau ne peut pas s’envoler
Face à la fenêtre de cuisine de Pépé

Je veux me souvenir tout le temps
De t’avoir aperçu vers les Champs
Je ris encore de ton arrivée en retard
En ce samedi après-midi banlieusard

Je chéris, dans mon coeur, très fort
Ces dix années comme un trésor
A trop de naïveté et trop d’illusions
Je me protège en coupant le son.

M.M. – 31 octobre 2016

Lloseta

Lloseta

Le 04 septembre de l’année dernière, je faisais ta connaissance
La vie reprenait grâce à toi, tu étais, pour moi, signe d’espérance
On t’a soustraite à mon amour bien trop tôt, bien trop rapidement
Sans explication, sans remord, sans excuse, malheureusement
Et je me retrouve dans le plus grand désarroi, tellement perdue
Tu n’étais qu’une petite canichette innocente, si fragile, si menue
A toi, ma Lloseta, à jamais tu fais partie de ma famille, de ma vie.

M.M. 04 septembre 2016

L’espace d’un instant

Il me semblait tout à fait inimaginable
De ne plus penser à lui quelques heures
Et pourtant, dimanche, ça a été faisable
Il est sorti de ma tête, voire de mon cœur

Aussitôt reprise par cette atmosphère
Estompés ces cinq derniers mois
Je perçois cette ambiance familière
Et je me trouve face-à-face avec toi

Sans m’en rendre compte, j’oublie tout
Sauf le principal, la raison de ma présence
Le clan se reforme, s’agrandit autour de nous
On retrouve naturellement notre connivence

L’après-midi et la soirée filent bien trop vite
Arrive l’heure de la séparation, des au revoir
Une fois, rentrée, son existence semble insolite
Encore une fois, j’ai été piégée sans le vouloir.

M.M. – 18 juillet 2015

Espoirs déçus

Espoirs déçusLa découverte de la Sardaigne
Serait trop douloureux pour moi
De nouveau, mon cœur saigne
Seule l’île de Mallorca me guérira

Encore une fois, je vais m’y réfugier
Comme toujours, elle me soignera
Et je pourrais ainsi me ressourcer
Sillonner ses paysages m’apaisera

Revoir des endroits que je connais
Me sentir, enfin, revivre, renaître
Retrouver mes repères à jamais
Et repousser tout mon mal-être

Etre pour un temps moi-même
Ne plus avoir à donner le change
Dans ce beau paradis que j’aime
Nostalgie et espoir se mélangent.

M.M. – 04 juillet 2015

Mon champion du monde

J’ai toujours préféré des ténébreux
Possédant de beaux yeux charbon
Toi, tu es châtain foncé de cheveux
Et ton regard est couleur céladon

Je ne suis jamais allée dans ton pays
Ayant toujours privilégié l’Espagne
Je vais m’y intéresser dès aujourd’hui
En franchissant d’autres montagnes

Ce qui est très troublant pour moi
C’est que tu résides sur une île, ton île
L’histoire se répète encore une fois
Jamais d’abord la péninsule et ses villes

Nous avons les mêmes centres d’intérêt
Les voyages, le tennis, la photographie
Tout ce que je découvre de toi me plait
Apprendre ta langue va être un gros défi

Tout a commencé par une usurpation
Mais, cela aura permis une jolie amitié
Je t’appelle gentiment mon champion
Et à la fin du mois, tu vas encore gagné.

M.M. – 09 juin 2015