Généalogiste familiale professionnelle depuis 1997

Clap de fin

Au moment où la Jeanne rentre au port
Toi, tu perds ton combat contre la mort
Et cette froide et austère chambre d’hôpital
Est, malheureusement, ta dernière escale

Depuis ton départ, je traîne dans la ville
Ta tendresse me manque, attention fragile
Et j’en frissonne dans cette rue barbare
Pourtant revêtue de ton long manteau noir

Hécate habite chez moi depuis ce jour-là
On joue à des jeux de société mais sans toi
Cette idée d’organiser une boum est ridicule
Je fais de la résistance, je reste dans ma bulle

Le gitan me dit que c’est une année à méduses
Et elles créent un vent de panique ces intruses
Le juge me parle de meurtres dans un domicile
Le toubib
me conseille une nouvelle vie, facile…

Mais te voilà redevenu poussière, mon ange
Et je devrais trouver le grand pardon, étrange
Face à cet ogre qui nous a pris le fils préféré
Toi croqueur de vie, ta dernière cabriole est ratée

Notre passion d’amour a perdu son bras de fer
Ces spécialistes
avaient la tête du tueur, l’enfer
La vie n’est jamais ni blanche, ni bleue, ni rouge
Mais une poursuite implacable, fallait que ça bouge

Sur le fil, tu espérais arriver à vaincre cette maladie
Comme le K2, la Dame-Jeanne ou la Transamazonie
Comme une répétition, un aide-mémoire, encore Jeanne
Toi, Prince de Hombourg et libertin, est-ce ta courtisane ?

Ce fleuve capricieux que fut la vie de cet homme voilé
C’était une affaire de goût pour le double de ma moitié
Comme les marins perdus, je reste la fille dans l’azur
Moi fleur bleue vouloir toi, jamais plus toujours,
je le jure.

M.M. – 01er août 2010

Un commentaire

  1. Magnifique poème dédié à ton acteur préféré et où tu as réussi à placer tous ses titres de films. Bravo !

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