Généalogiste familiale professionnelle depuis 1997

Continuer le chemin

Mon frère, il y a six mois que tu nous quittais
Je reviens pour la première fois dans notre maison
Rien n’a bougé, rien n’a changé en ce mois de mai
Seulement elle n’a plus d’âme sans ce grand garçon

Au premier étage, Papa a condamné ta chambre
J’ouvre la porte fermée à double tours et j’entre
Je caresse en passant ton lit et vais vers la fenêtre
Je l’ouvre, je pousse les volets et le soleil pénètre

Dans cette chambre qui abrite tous nos tendres secrets
Je ressens ta présence, ta chaleur, il y a aussi ton odeur
Cet endroit va devenir mon refuge, mon jardin secret
Là, je pourrais revivre tous nos instants de bonheur

Je m’allonge sur ton lit et me souviens de septembre
Et pourtant, malheureusement, j’étais déjà ailleurs
Je n’oublierais jamais le mal que j’ai pu te faire
Ni le geste que t’as poussé à faire ta grande douleur

Aujourd’hui, tu n’es plus là et tu me manques tant
Moi, j’ai changé et je ne serais jamais plus la même
Rien ne sera plus jamais pareil à partir de maintenant
Les larmes trop retenues coulent sur mon visage blême

Pour nous, tu étais le grand frère et le fils aîné
Mais surtout et avant tout le père de l’héritier
Je le regarde si beau, si grand, c’est ton portrait
Je te retrouve, magnifique, dans chacun de ses traits

En ce jour, je reprends les rênes de notre famille
Je prends en charge l’avenir de tes deux filles
Sur nous tous réunis, se referme notre coquille
Sur laquelle, tu veilles, enfin je suis tranquille

M.M. – 01er mai 2006

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