Généalogiste familiale professionnelle depuis 1997

Notre célébrité familiale : Jean-Alexandre COLUCHE

ColucheVoici l’histoire de Jean-Alexandre COLUCHE (et non, Jean-Baptiste comme s’obstinaient à le prénommer ses contemporains), petit-fils d’un de mes aïeux.
Né en 1780, à Gastins, petit village briard, il est incorporé dans la Grande Armée de Napoléon en 1801, mais n’entrera réellement en service qu’en 1805.
A partir de cette date, il participera avec son régiment à toutes les grandes batailles et parcourut, de ce fait, toute l’Europe.
Rien de bien original, me direz-vous, pour cette époque mouvementée. Alors, pourquoi cette notoriété ? Voilà, l’histoire : au soir d’une bataille en Autriche, en 1809, l’empereur se reposait dans une maison dont l’entrée était gardée par notre Jean-Alexandre COLUCHE avec pour mission de ne laisser passer personne. Or, il voit sortir, dans la pénombre, une personne qu’il ne reconnaît pas et lui lance «On ne passe pas», puis, celle-ci continuant à avancer, COLUCHE imprégné de sa mission lui crie «Si tu fais un pas de plus, je te fiche ma baïonnette dans le ventre.»
Cette personne, vous l’avez deviné, était l’empereur qui, le faisant venir, lui dit «Grenadier, tu peux mettre un ruban à ta boutonnière, je te donne la croix», ce qui signifiait «Je te décore de la Légion d’Honneur», décoration décernée pour avoir parfaitement respecté la consigne.
Après l’abdication de Napoléon, en 1814, Jean-Alexandre COLUCHE retourne à Gastins mais il revêt l’uniforme lors du retour de l’empereur au moment des Cent Jours et participe à la bataille de Waterloo.
C’est la fin de l’épopée. Il revient à Gastins et se marie en juillet 1815.
A cette date, le décret le nommant Chevalier de la Légion d’Honneur n’est toujours pas paru. Après de nombreuses péripéties (courrier égaré, nom mal orthographié, erreur de prénom…) et des démarches fastidieuses, ce n’est qu’en septembre 1821 que le dossier sera validé mais entre-temps, il aura dû prêter fidélité au roi Louis XVIII en 1817…
Il mourut en 1867 à Gastins, après avoir, en 1862, rencontré Napoléon III qui lui avait décerné la Médaille de Saint-Hélène (créée par Napoléon III, récompense les 405000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de 1792-1815).
Sa tombe toujours visible dans le cimetière de Gastins est entretenue grâce à la générosité d’une association.

Je vous propose, pour un montant de 35 euros, le dossier complet concernant ce personnage contenant ses actes d’état-civil, son dossier de légion d’honneur et certains articles de journaux.

13-08-2013 - 29 - Gastins_new

La plaque souvenir apposée sur la façade de son ancienne maison.

13-08-2013 - 34 - Gastins_new

Sa tombe au cimetière de Gastins.