Généalogiste familiale professionnelle depuis 1997

Toi, telle que tu me passionnes

Lorsque tu entras dans le Moyen-Age
Tu n’étais, alors, qu’un petit village
Principalement regroupé sur l’île de la Cité
Où l’administration et le pouvoir vont s’installer

Sur ton fleuve, on construisit plusieurs ponts
Qui permirent des deux côtés, ton expansion
La rive droite fut investie par les commerçants
Et la rive gauche devint le fief de l’enseignement

De cette période datent de remarquables édifices
La Sainte-Chapelle, Notre-Dame, le Palais de justice
La Sorbonne, le Louvre qui n’était qu’une forteresse
Tous ces monuments qui font aujourd’hui ta richesse

Il y a le Pont au Change et ses boutiques d’orfèvres
Et tous les artisans qui exposaient leurs oeuvres
Ils étaient savetiers, drapiers, tanneurs, forgerons
Tous ces métiers s’organisaient en corporations

La peste et la famine t’ont sévèrement éprouvée
Un seul endroit pour trouver secours et se réfugier
L’Hôtel-Dieu qui, par principe, ne refusait personne
Voyageurs, malades, ceux qui demandaient l’aumône

En tes murs, se célébraient de nombreux évènements
La fête des fous à laquelle participaient tes habitants
Tu accueillais des bateleurs qui étaient mimes, chanteurs
Mais aussi musiciens, acrobates, poètes et jongleurs

Toi la ville-capitale, tu étais tout cela et plus encore
Tu as connu et vaincu toutes les horreurs d’alors
Epidémies, famines, émeutes, crues de la Seine
Tu étais la plus grande ville de l’Europe chrétienne.

M.M. – 19 avril 2008

Un commentaire

  1. Je ne me souvenais pas de ce magnifique poème que tu avais écrit sur Paris.

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