Billets de martine677

  • Excuses

    Maman m’a fait prendre conscience
    A temps, de mon erreur de jugement
    Mais j’ai tellement connu la souffrance
    Due aux mystifications, aux boniments

    Pourtant tant de fois tu m’as prouvé
    Ton attention par de tous petits riens
    Comment ai-je pu oser te comparer ?
    C’était t’insulter que de faire ce lien

    Pour te pardonner, peu de choses
    Ta voix, ton regard, ton sourire
    Me font fondre, tu es un virtuose
    Et je sens la confiance me revenir

    Bien sûr ça restera gravé en moi
    Et si je t’en reparle à l’occasion
    Avec une pirouette, tu t’en tireras
    Et de cela, on en rira à l’unisson !

    M.M. – 21 octobre 2008

  • Désillusions

    Quelque chose en moi s’est brisé
    Une fois de plus, je me sens trahie
    Comme d’habitude j’ai été abusée
    Je suis triste, j’ai le cœur meurtri

    Maman était pourtant persuadée
    Que ton comportement était sincère
    Elle s’est trompée, elle t’a mal jugé
    Ce n’était que des paroles en l’air

    Mais tu es qui ? Tu te prends pour qui ?
    Tu te la joues à la star que tu n’es pas
    Tu es à l’image de ton maître, ton génie
    Tu es méprisant, le respect connaît pas

    Je tombe de haut, je te croyais différent,
    Que tu étais humain, généreux et franc
    Tu es comme les autres : pas autrement
    Toi aussi, tu es un égoïste, finalement…

    M.M. – 16 octobre 2008

  • Aux portes de la Cité Malouine

    Un gîte perdu dans la lande bretonne
    Dans la brume, se découpe le Mont
    Tout près, le ressac de la mer résonne
    Le vent souffle dans les frondaisons

    Un bon feu flambe dans la cheminée
    Les portes, fenêtres et volets sont clos
    Les portables éteints, ni internet, ni télé
    Juste une douce musique dans la sono

    Dans l’âtre, grillent des chamallows
    Nous sommes sur le tapis moelleux
    Dégustant un bol de chocolat chaud
    Blottis l’un contre l’autre, heureux

    Par le crépitement des flammes, bercés
    On s’endort, épuisés par l’air vivifiant
    Nos rêves sont peuplés de flibustiers
    Au lointain, les cloches de St-Vincent.

    M.M. – 06 octobre 2008

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  • Le goû-thé, c’est l’apprécier

    Ce breuvage que j’aime déguster
    De préférence à l’heure du goûter
    Rarement nature, toujours parfumé
    Surtout l’hiver pour me réchauffer

    Thé au caramel
    Celui-là, c’est mon fidèle
    Thé à la noix de coco
    Les jours où il ne fait pas beau
    Thé aux fruits rouges
    Si j’ai envie que ça bouge
    Thé à la menthe
    Lorsque je me sens aimante
    Thé à la mangue
    A la saveur boomerang
    Thé aux fruits de la passion
    Quand toi et moi, c’est la fusion
    Thé au gingembre
    Pour les soirées de décembre
    Thé au jasmin
    Que nous buvons main dans la main
    Thé à la mandarine
    Si je me sens chagrine
    Thé à l’orange
    Cachés au fond d’une grange
    Thé à la vanille
    En faisant ma petite-fille
    Thé aux amandes
    Bah oui, je suis gourmande !

    J’entends la bouilloire frissonner
    Quel parfum auras-tu sélectionné ?
    Un mug brûlant dans mes mains gelées
    Grâce à toi, un joli moment à savourer.

    M.M – 21 septembre 2008

  • Royal et impérial

    De la succession de Louis VI à Napoléon III
    Tu connus deux empereurs et tant de rois
    Tu es notre passé, tu es notre mémoire
    Te visiter, c’est ouvrir un livre d’Histoire

    Le siècle des lumières te laissa dans l’ombre
    Cela t’a évité de vivre des heures sombres
    Au profit de ce grand palais de pacotille
    Sans mémoire, vide comme une coquille

    Se promener dans tes jardins et tes allées
    C’est comme un voyage dans le passé
    Du jardin anglais jusqu’au grand canal
    De l’étang à l’escalier en fer à cheval

    Nous continuons à remonter le temps
    Par le grand parterre fleuri au printemps
    Du Jeu de Paume à la Porte du Baptistère
    De la Porte Dorée à la Galerie des Cerfs

    Par la salle de bal, poursuivons notre visite
    Motifs du plafond et du plancher à l’identique
    Puis traversons la galerie François Premier
    Et rendons nous à la Chapelle de la Trinité

    Tu nous livres quelques uns de tes secrets
    Ta chapelle double et ton théâtre oublié
    Sans omettre l’assassinat de cet écuyer
    On voit sa cote de maille ensanglantée

    Tu as vécu nombre de décès princiers
    Des mariages, des signatures de traités
    Ainsi que plusieurs naissances royales
    Et tu abrites aussi l’appartement papal

    Un des grands moments douloureux
    S’est déroulé dans la Cour des Adieux
    Napoléon saluant sa garde après son abdication
    Qu’il venait de signer sur ce petit guéridon

    Tu es tellement immense, j’ai dû en oublier
    Huit siècles d’Histoire qui me font rêver
    De la forteresse médiévale au château renaissance
    Tu as devant toi encore une longue existence.

    M.M. – 29 mars 2008

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  • Dimanche matin

    Des croissants, du café, du jus d’orange
    La maison est tranquille et silencieuse
    Sur le balcon, on aperçoit une mésange
    L’heure est matinale mais si précieuse

    Mais le temps passe vite dans tes bras
    Ce midi, les enfants viennent déjeuner
    Il va bien falloir nous arracher des draps
    Je dois tout préparer avant leur arrivée

    Après la douche, on déguste un petit café
    Nos mains se touchent par-dessus la table
    Les yeux dans les yeux, nos regards rivés
    On retient le temps qui passe, inéluctable

    Un dernier baiser et tu files acheter le pain
    A ton retour, tu m’offres de jolies fleurs
    C’est tout toi, prévenant et tellement câlin
    Encore, grâce à toi, un matin de pur bonheur

    M.M. – 17 mars 2008

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