10 ans plus tôt, 10 ans déjà

Par la faute de tes silences
Tu voles la fin de mon enfance
Pourtant je ne veux pas oublier
Tes mots pris en sténo par Mémé

Tu as bien enrichi mon vocabulaire
D’hydromel et de napalm en vers
Et ce chapiteau ne peut pas s’envoler
Face à la fenêtre de cuisine de Pépé

Je veux me souvenir tout le temps
De t’avoir aperçu vers les Champs
Je ris encore de ton arrivée en retard
En ce samedi après-midi banlieusard

Je chéris, dans mon coeur, très fort
Ces dix années comme un trésor
A trop de naïveté et trop d’illusions
Je me protège en coupant le son.

M.M. - 31 octobre 2016

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Commentaires (1)

Michèle
  • 1. Michèle | 31/10/2016
Il y avait bien longtemps que tu n'avais pas écrit de poème. Il est magnifique mais est-ce que la personne ciblée se reconnaîtra ?

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